Les vitraux de Notre-Dame façonnés à Reims par les ateliers Simon Marq

Les vitraux de Notre-Dame façonnés à Reims par les ateliers Simon Marq

La fabrication des nouveaux vitraux de Notre-Dame de Paris se déroule en grande partie à Reims. Les ateliers Simon-Marq y reproduisent, en verre, les maquettes de Claire Tabouret.

Fabrication des vitraux de Notre-Dame à Reims par l’Atelier Simon-Marq

Une équipe d’une douzaine de maîtres-verriers travaille chaque jour sur le projet. Anne-Catherine Perreau et Céline Bachelot coordonnent le chantier et valident les étapes techniques.

Le travail mêle savoir-faire ancien et outils contemporains. L’objectif : conserver la lecture picturale de l’artiste tout en répondant à la contrainte d’une lumière intérieure neutre.

Chaque vitrail est testé en atelier avant d’être porté vers Paris. Cette phase garantit la tenue des couleurs et la pérennité des assemblages.

Insight : le travail en atelier conditionne la lisibilité des œuvres une fois posées dans la cathédrale.

L'histoire de l'atelier en six dates
  1. 1640

    Fondation de l'atelier par Pierre Simon

  2. 1917

    Sauvetage des vitraux de la cathédrale de Reims

  3. années 1950

    Collaborations avec Chagall, Miró

  4. 2019

    Reprise par de nouveaux entrepreneurs

  5. 2021

    Installation dans l'église du Sacré-Cœur

  6. 2024

    Thomas commence son apprentissage

Traduire Claire Tabouret en verre : techniques et gestes

Le projet part du monotype de l’artiste. Les verriers cherchent à rendre la même texture et le même grain. Pour cela, ils utilisent des écrans de sérigraphie, des pochoirs, des morceaux de textile et de petites éponges.

La couleur est choisie selon l’orientation des baies. Entre deux bleus, une nuance change la perception de la lumière blanche. Parfois, de petits pas de côté sont nécessaires pour rester fidèle à l’intention plastique.

Insight : la fidélité artistique demande des gestes et des choix techniques précis, sensibles à la lumière et au lieu.

Le geste des maîtres-verriers et la validation artistique

Les peintures sont validées à chaque étape par l’artiste. Le travail collectif se fait “à l’île”, baie par baie. La responsabilité technique vise la durabilité des vitraux.

Joie et émotion accompagnent la fabrication. Les gestes sont transmis, mesurés et répétés jusqu’à l’excellence.

Insight : chaque geste compte pour que la couleur et la matière résistent au temps.

Histoire et ancrage local de l’Atelier Simon-Marq à Reims

L’atelier a été fondé en 1640 par Pierre Simon. Treize générations se sont succédé et le savoir-faire s’est transmis.

Les Simon ont joué un rôle dans la sauvegarde des vitraux de la cathédrale de Reims en 1917. Le XXe siècle a vu des collaborations avec Chagall, Miró et d’autres artistes.

Année 📜 Événement 🔨 Lieu 📍
1640 Fondation de l’atelier 🧭 Reims 🏰
1917 Sauvetage des vitraux de la cathédrale 🎗️ Reims ⛪
1950s Collabs avec artistes contemporains 🎨 Reims / international 🌍
2019 Reprise par de nouveaux entrepreneurs 🤝 Reims 🏭
2021 Déménagement dans l’église du Sacré-Cœur 🕍 Reims 🏚️→🏛️

Insight : l’atelier reste ancré dans la ville tout en rayonnant au-delà des frontières.

Un fil conducteur : Thomas, apprenti rémois

Thomas commence son apprentissage à l’atelier en 2024. Il apprend la coupe, la peinture au grisaille et l’assemblage au plomb. Son regard illustre la transmission des gestes.

Il participe aux tests de panneaux et documente les étapes auprès des visiteurs. Son parcours montre comment un savoir ancien prend sens dans le présent.

Insight : l’apprentissage local maintient vivant un métier d’art essentiel au patrimoine.

Visites, démonstrations et accès à l’Atelier Simon-Marq à Reims

L’atelier propose des démonstrations et des visites pour des groupes. Ces temps permettent d’observer les gestes et d’échanger avec les verriers.

Un projet de visites guidées hebdomadaires est en préparation. S’inscrire sur la page d’accueil du site de l’atelier pour être tenu informé.

Insight : la visite relie la ville, le métier et le public, et donne sens au travail vu en vitrail.

  • 🟦 À retenir : l’Atelier Simon-Marq réalise les six vitraux de Notre-Dame en traduisant les maquettes de Claire Tabouret.
  • 🟨 Techniques : sérigraphie, pochoirs, textiles et éponges pour retrouver le grain du monotype.
  • 🟩 Histoire : fondé en 1640, l’atelier a protégé les vitraux de Reims en 1917 et collabore avec des artistes depuis les années 1950.
  • 🟧 Visites : démonstrations sur réservation; projet de visites hebdomadaires à suivre sur le site.

Ce qu’il faut voir sur place : la salle de coupe, les panneaux tests, les maquettes grandeur nature présentées en expo, et une démonstration du geste de peinture sur verre.

Pour suivre l’actualité de l’atelier et les dates de visite, consulter le site officiel : Atelier Simon-Marq.

Pourquoi Reims fabrique les vitraux de Paris

Pourquoi les vitraux de Notre-Dame sont-ils faits à Reims ?

L'atelier Simon-Marq est l'un des plus anciens de France, fondé en 1640. Il a prouvé son savoir-faire en sauvant les vitraux de Reims en 1917. Paris lui confie la traduction des œuvres de Claire Tabouret.

Comment les verriers reproduisent-ils le dessin de l'artiste ?

Ils utilisent des écrans de sérigraphie, des pochoirs, des morceaux de textile et des éponges. Chaque geste cherche à retrouver le grain du monotype. La couleur est testée selon l'orientation de la baie.

Est-ce que l'artiste vient superviser la fabrication ?

Claire Tabouret valide chaque étape dans l'atelier. Le travail se fait baie par baie, en lien constant avec elle. Rien n'est assemblé sans son accord.

Peut-on voir les vitraux en cours de fabrication ?

Des visites pour groupes sont possibles avec démonstrations. Des visites hebdomadaires sont prévues bientôt. Pour vous inscrire, consultez le site de l'atelier.

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8 commentaires

  1. Quelle émotion de voir revivre ce patrimoine, loin du bruit, dans le silence patient des ateliers.

  2. Test étape par étape, comme un algorithme qu’on valide. Le mélange tech et art est saisissant.

  3. Très belle mise en perspective du geste artisanal et de la contrainte lumineuse. Un article à garder pour nos archives de tendances.

  4. Article précis, comme un grand livre : chaque étape est validée, chaque coût maîtrisé. Bravo pour ce reportage.

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